Affichage des articles dont le libellé est enquête. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est enquête. Afficher tous les articles

mercredi 17 décembre 2008

Femmes sportives : cas du football féminin

Le football était jusque-là, presque exclusivement une affaire d'hommes. Sa brutalité et plusieurs autres facteurs n'étaient pas faits pour attirer la gent féminine. Mais à la faveur de l'émancipation, les femmes ont commencé à être présentes dans bon nombre de secteurs de la vie publique. Aujourd'hui, elles sont de plus en plus nombreuses, ces femmes qui s'intéressent et pratiquent le sport et plus particulièrement le football. La Côte d'Ivoire, nation sportive, n'est pas restée en marge de ce phénomène. La Fédération ivoirienne de football féminin, présidée par M Kouassi François, renferme en son sein 07clubs.


Dans l'univers des footballeuses

Certaines ont commencé très tôt la pratique du ballon rond. Pour certaines dès le plus jeune âge. Elles sont arrivées au football féminin par amour pour ce sport, quoique considéré comme un domaine réservé aux hommes. Elles sont nombreuses à reconnaître que le football déforme leurs apperance physique, mais selon la plupart des joueuses approchées, cela s'arrête là. Pour AJG, une joueuse de renom, ses amies et elle n'ont jamais eu à l'esprit de pratiquer autre chose que le football. " Nous ne faisons pas ce que les garçons font. Nous ne nous contentons que de jouer au foot ", a-t-elle défendu. Comme pour démentir tous les bruits qui circulent sur l'homosexualité de ces footballeuses, à sa suite, toutes les joueuses rencontrées ont nié ces faits. Toutes, à l'unanimité, ont affirmé "ne pas tremper dans ces pratiques, nous sommes bel et bien des femmes". Ne voulant pas nous arrêter à ces témoignages, nous avons poursuivi nos investigations et avons rencontré des personnes du milieu de foot féminin. L'une d'entre elles, désirant garder l'anonymat, a accepté de nous fournir quelques renseignements. Selon elle, cette pratique d'homosexualité au sport, en général, et au football féminin, en particulier, existe bel et bien.
"Dans mes débuts, c'était dur car j'ai découvert que les joueuses s'adonnaient à des pratiques sexuelles entre elles et avec les filles d’autres clubs. Lorsque nous étions au Burkina dans le cadre des compétitions africaines, les filles n'avaient pas l'esprit au football qui nous avait conduites en ce lieu. Elles découchaient, et n'étaient préoccupées que par le sexe. C'était dur ", nous à confié cet interlocuteur. " C’était dur car cela les épuisait et jouait sur leur rendement. Et les résultats étaient mauvais. ",a-t-il poursuivi.

Sont-elles encore des femmes ?

Selon toutes les personnes interrogées, mises à part les concernées, ces jeunes filles ne se sentent dans la peau de femmes. " Elles ne se prennent pas pour des femmes, et sont troublées par les présences féminines. Ce qui n'est pas le cas avec les hommes qu'elles considèrent comme leurs égaux."
Deux raisons ont été évoquées. La première est la déception. " Nombreuses sont les femmes qui ont été déçues par les hommes. Alors elles se rabattent sur leurs consoeurs. Les joueuses sont beaucoup convoitées par ces femmes de l'extérieur déçues de la gent masculine. ", ont affirmé certains acteurs du football féminin. Et la seconde, la plus importante, est le problème financier auquel sont confrontées les joueuses. " Au foot féminin, les joueuses ne sont pas payées par mois et ont beaucoup de difficultés pour se prendre en charge. Mise à part la Juventus qui essaie d'aider ses filles, mais c'est vraiment minime et elles sont obligées de s'adonner aux dames qui en retour s'occupent de leurs besoins. Je dirai donc que c'est beaucoup plus par désespoir que la plupart s'adonnent à ces pratiques" a révélé un autre cadre du football féminin ivoirien.


L'avis des hommes de Dieu

Pour L. Narcisse, diacre d'une mission évangélique, cette pratique est amorale : " C'est une relation contre nature qui est condamnée par Dieu et qui ne mène nulle part. Même si on parle de liberté, en Afrique c est très mal vu l'homosexualité. " Même son de cloche partout dans des églises, temples et mosquées.
Quoique réfutée, l'homosexualité existe bel et bien au sein du milieu sportif ivoirien. Pour diverses raisons, nous l'avons évoquées, les footballeuses deviennent lesbiennes. Pour autant, certaines d'entre elles parviennent à revenir à l'hétérosexualité. Et ce grâce aux efforts et à la disponibilité de certaines personnes qui ont mis un point d'honneur à aider ces filles. Une nouvelle qui plus que réjouissante est réconfortante dans la mesure où ces femmes deviennent homosexuelles par contrainte. En définitive, il apparaît que ces femmes ont davantage besoin de compréhension, d'amour, de considération et non d'être vilipendées et marginalisées.

Joelle M

Leia Mais

mardi 18 novembre 2008

Crise dans les fédérations sportives Ivoiriennes

Depuis un bon moment, on assiste à une panoplie de crises au sein des fédérations de sports dits mineurs. Aucune fédération ou presque n’est épargnée par les coups de forces, querelles et autres. De la fédération ivoirienne d’athlétisme (FIA) en passant par celle du Sport automobile (FISA-FISAM), la fédération ivoirienne de natation et de sauvetage (FINS) jusqu’à celle de Handball (FIHB), on assiste à des querelles autour du poste de président. Des textes sont violés et on se retrouve du coup avec des fédérations avec deux présidents. Mais qu’est ce qui motive les uns et les autres à vouloir diriger une fédération ? Est-ce l’intérêt du sport ou y’a-til des raisons personnelles qui font courir les hommes ?

Dans l’univers des fédérations

En dehors de la fédération ivoirienne de football qui semble être épargnée par tous ces remous, les autres fédérations sont sur des braises.

- Fédération ivoirienne d’athlétisme (FIA)

Ce sport connaît une crise sans précédent à tel point qu’on est aujourd’hui confronté à un bicéphalisme à la tête de la FIA. Débrimou Yao Nicholas et Hervé Porquet sont les deux hommes forts qui dirigent présentement cette fédération. Le premier cité a été élu le dimanche 11 mai dernier lors d’une assemblée générale. Seul candidat présent, il a été élu à la majorité (22) des clubs affiliés (27) et ce sous la supervision du ministère de tutelle. Mais le hic, c’est que le président sortant Hervé Porquet ne reconnaît pas cette élection qui selon lui est biaisée. Et pourtant la direction de la Réglementation et du Contentieux du ministère des Sports avait été mandaté pour trouver une solution en vue de la tenue de l’Assemblée générale élective. La date du 11 mai avait donc été arrêtée en accord avec les différentes parties. Mais lors d’une réunion du comité directeur le mardi 22 Avril dernier, celui-ci avait vivement protesté contre les décisions prises par la direction de la Réglementation et du contentieux. « Le comité directeur de la Fédération ivoirienne d’Athlétisme ne se reconnaissant pas dans cette Assemblée qui serait convoquée de manière illégale par la Direction de la Réglementation et du contentieux ne saurait mandater le président du Comité Directeur à y présider les séances. » Avaient-ils déclaré. Toujours selon M Porquet, la majorité des clubs votants n’étaient pas en règle vis-à-vis de la fédération. Conséquence, Hervé Porquet continue de mener des activités pour le compte de la FIA en tant que président, et soutient mordicus qu’il n’est aucunement accroché au poste de président mais ne réclament que justice soit faite et que les textes soient appliqués. Quant au nouveau président Débrimou, il affirme ne pas comprendre ce qui pousse les gens à vouloir diriger une fédération. « Les hommes manquent de fair play et sont obnubilés par leurs intérêts personnels » s’est-il exprimé à notre micro.

- FISA, FISAM

Même son de cloche au niveau du sport automobile. Après plusieurs moments d’une interminable crise, la fédération a finalement été scindée en deux. D’un côté, la FISA dirigée par Aka Bosson Hubert et d’un autre la FISAM conduit par Kady Angelbert.

- Fédération ivoirienne de handball (FIHB)

Crise beaucoup plus récente que celles citées ci-haut, elle n’en demeure pas moins corsée. En effet depuis le 13 novembre dernier, Me Sakho Souleymane est le nouveau président de la FIHB élu par des clubs de D1 et D2 et certains centres de formations lors d’une assemblée générale. Une AGE qui s’est déroulée en l’absence du comité directeur sortant et du ministère de la jeunesse, du sport et des loisirs pour la seule raison que pour ces deux parties, la date des élections était prévue le 13 décembre. Date qui par ailleurs a été maintenue par le ministère qui du coup a invalidée l’élection de Me Sakho par une ordonnance prise le 03 novembre dernier. Rencontré, ce dernier a déclaré ne pas se reconnaître dans cette décision et est prêt à descendre sur le terrain juridique. Quant à Ouattara Brahima, président sortant, il attend patiemment la date des élections qui décidera du nouvel homme fort de la FIHB.

Fédération ivoirienne de natation et de sauvetage (FINS)

Longtemps maintenue dans un climat quasi-paisible par feu Touré Lassena alias Castilho qui a dirigé la FINS d’une main de fer pendant 26 ans, la FINS est secoué par des remous. Voulant en savoir plus nous avons rencontré Oga Maxime, président intérimaire qui a accepté d’éclairer notre lanterne. « Il n’ya pas de dissidence à la FINS pour la simple raison que ceux qui s’agitent ne font pas partie du comité directeur et ne sont affiliés à aucun club. Ceux-ci désirent remplacer le DTN actuel Ouattara Bakary, l’entraineur national, Avit Kohi et le Secrétaire général. Chose que nous avons refusé car ces personnes ont été nommés par feu Castilho et nous, nous ne faisons que continuer son œuvre jusqu’en mars 2009. Date de l’AG ordinaire qui nous donnera mandat de poursuivre jusqu’en mars 2011 date des élections ou non. » a déclaré M Oga. Mais pour l’instant le comité directeur présent prépare activement le championnat africain qui aura lieu à Johannesburg sans se préoccuper des bruits qui courent. Encore une fois la question s’impose : qu’est ce qui fait donc courir les gens?

Parafiscalité : source de motivation ou non

Pour bon nombre de personne interrogées, c’est la parafiscalité qui motive les gens à vouloir obligatoirement diriger une fédération. Une parafiscalité qui, selon Me Goan de la fédération de Tennis et président de la conférence des présidents de fédérations et bien d’autres présidents interrogés, couvrent à peine les dépenses auxquelles sont confrontées les fédérations. « Les gens ont une mauvaise appréciation du rôle de président, ils pensent qu’il y’a beaucoup d’argent exemple, la parafiscalité. Alors qu’il n’en ait rien » dixit Me Goan. « Appliquons les textes et rien que les textes et respectons le ministère de tutelle qui selon le décret de 1968 sur les sports a tout pouvoir pour annuler les décisions prises an AG si ceux-ci sont contraires aux règlements et ne servent pas l’intérêt du pays. » a terminé Me Goan. Avis que partagent plusieurs. La Côte d’Ivoire a mal à son sport et a besoin de personnes responsables, aimant la chose sportive plus que tout, des personnes qui placent l’intérêt du sport au-dessus de leurs ambitions sordides et leurs intérêts malsains. Des personnes qui sont prêts à toutes sortes de sacrifices pour le développement du sport. Alors arrêtons toutes ces attitudes qui desservent le sport et nous ridiculisent sur l’échiquier national. Pour une fois, que les sportifs respectent les lois qu’ils se sont donnés et qu’ils les appliquent. Ce n’est qu’ainsi que le sport ivoirien pourra aller de l’avant.

Joelle M

Leia Mais

mercredi 30 juillet 2008

Chèreté de la vie en Côte d'ivoire : le marché Gouro d'Adjamé attend toujours la déflation

La Cherté de la vie qui frappe le monde entier n'a pas épargné la Côte d'Ivoire. A l'instar des autres nations du monde entier, la hausse du prix du baril de pétrole a rehaussé le prix des denrées alimentaires et autres produits de première nécessité sur les marchés. Au marché d'Adjamé où nous nous sommes rendues, le transport, les produits alimentaires et le gaz butane ont subi une augmentation considérable.

Denrées de première nécessité

« Ma chérie, madame, viens payer, on peut s'arranger » tels sont les propos par lesquels les nombreuses commerçantes abordent ou hêlent les femmes venues faires leurs emplettes. Nous n'avons pas échappé à la règle. Ainsi, nous nous sommes approchée de la Première dame qui avait devant elle une table sur laquelle se retrouvaient toutes sortes de condiments. « Demandez, ce n'est pas cher, je peux vous vous faire un bon prix. » nous encourage-t-elle. Et de nous annoncer les différents prix : grosse boîte de piment sec : 1000, petite boîte : 500. Même prix pour le gombo sec, quant au gnangnan sec, c'est 800f la boîte et le piment en poudre varie entre 500, 300 et 200. « Mais on peut s'arranger » nous confie-t-elle. Un peu plus loin, sur un autre étalage, on trouve des tomates que la commerçantes nomme « tomate sodefel ». Là, il nous est annoncé que le kilogramme fait 600frcs « mais les prix varient en fonction des saisons. Les lundis et jeudi on fait le kg à 600 f parce qu'il y'a une affluence de tomates mais quand ça manque, on monte jusqu'à 700 voire 800frs »précise-t-elle. Sa compagne de gauche quant à elle vend des aubergines à des prix allant de 200f à 500f. Concernant les différentes variétés de riz, le sac de 50kg de brisure deux fois s'élève à 18500frs en raison de 400f le kilo. Le riz « malooussou revient à 20 000frs le sac de 50kg, le « déni kacha » coûte 16500frs le sac en raison de 350f le kilo et le long grain « oncle Sam » qui n'est pas à la portée du grand nombre fait 600f le kilogramme. Nous avons poursuivi notre randonnée et sommes entrés dans une boutique au cœur du marché Gouro. Là sont affichés différents prix. Le kilo du sucre roux est fixé à 450 frs, le sucre blanc, 500f, le litre de l'huile dinor revient à 750f et le sac du sel fin de cuisine, 2200frs. Chez les bouchers, les prix des kilos de viande varient en fonction de la sensibilité du commerçant et de son affinité avec le client. On passe facilement de 2000frs (prix officiel) du kg de viande de bœuf sans os à 1700frs ou moins. Et 1700frs (prix officiel) pour le kg de viande avec os ou moins que ça. Mais un autre secteur a retenu notre attention, celui du gaz domestique. Là de même les prix ne sont pas homologués. Tandis que certains fixent le prix de la petite bouteille communément appelé « Faitou » à 2500, d'autres vont jusqu'à 3000frs. Quant à la grande bouteille, elle peut coûter 5000frs voire 6000frs.

Les transporteurs et le transport

Si tous les ivoiriens ont souffert et soutenu la grève des transporteurs qui a eu lieu récemment à l'occasion du prix du carburant qui avait grimpé, ils ne profitent cependant pas des retombées des décisions du conseil de ministres extraordinaire. Alors qu'on s'attendait à voir le prix du transport baisser simultanément au prix du carburant, les ivoiriens ont très vite déchanté. Les tarifs des trajets observent une hausse de 50 à 100frs selon les communes. A Adjamé, les taxis « woro-woro » appliquent de nouveaux tarifs auxquels les Abidjanais s'habituent peu à peu. Pour exemple, Cocody à Adjamé, il faut désormais débourser la somme de 300f au lieu de 250frs. Pour se rendre à Treichville, 350frs, Marcory 500frs. Le transport en mini car « gbakas » pour la commune de Yopougon revient à 300frs, riviera2, 250f-300frs, et pour la commune d'Abobo, 250frs là où les passagers payaient 200frs voire 150frs. Et ce au grand dam des usagers qui n'ont que la voix pour se plaindre. Mais plainte ou pas ils sont obligés de se soumettre à moins de s'entendre avec l'apprenti dès la montée.

Pour sûr, les Abidjanais n'ont pas fini de grincer les dents car on annonce une augmentation de la baguette de pain pour un futur très proche. A quand la fin du calvaire ?

Joelle M

Leia Mais