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lundi 4 janvier 2010

Preparation Can 2010

Dernières retouches à Dar Es Salam

Arrivée dans la soirée du samedi (19H30, heur locale) à Dar Es Salam par vol spécial en provenance d’Abidjan, la sélection ivoirienne débute ce dimanche en Tanzanie, la seconde phase de la préparation de la CAN 2010.

Pluie diluvienne sur Dar Es Salam, dimanche 03 janvier 2010. Pour les hôtes tanzaniens, ce caprice de la météo est un bon signe. La veille, à l’arrivée de la délégation ivoirienne conduite par le Président de la Fédération Ivoirienne de Football, M. Jacques Anouma, le ministre tanzanien des Sports n’avait pas caché la fierté de tout un pays de recevoir les joueurs de la sélection ivoirienne.
« La venue de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire est importante pour le football tanzanien et les Taifa Stars qui auront l’occasion d’apprendre en se frottant à des footballeurs de classe mondiale », a affirmé le ministre Joel Bendera.

En revanche, cette incursion des éléments dans le programme de préparation des Eléphants n’était pas du goût de Vahid Halilhodzic. Et pour cause, le sélectionneur de l’équipe ivoirienne s’est résolu à faire la séance de décrassage du groupe dans la salle de fitness de l’hôtel Kilimanjaro Kempinski, lieu d’hébergement des Ivoiriens. Celle-ci était initialement prévue, de 11H à 12H (heure locale) sur un stade d’entraînement situé no loin de l’hôtel.

Malgré ce contretemps, coach Vahid garde en point de mire « Angola 2010 ». Pendant la conférence de presse organisée dimanche par la Fédération Tanzanienne de Football, l’entraîneur des Éléphants a réaffirmer devant la presse locale, son ambition et celle de son groupe de mettre tout en œuvre pour atteindre l’objectif de remporter la CAN 2010. Cela passe par une bonne préparation en terre tanzanienne qui sera ponctuée par deux matches, face à la Tanzanie le lundi 04 janvier à 19H30 (heure locale) et le Rwanda, le jeudi 07 janvier à 17H (heure locale).

La première séance d’entraînement de la sélection ivoirienne s’est déroulée, ce dimanche, de 19H à 20H30 au Tanzania National Stadium.

Il faut noter que le choix de la Tanzanie comme base de préparation des Éléphants est le fruit de la qualité des rapports qu’entretiennent le Président de la FIF et son homologue de la FTF, M. Leodgar Chilla Tenga. Le premier responsable de l’instance fédérale du football tanzanien a su convaincre les gouvernants de son pays qui ont accordé une invitation à la délégation ivoirienne.

Aussi, M. Jacques Anouma n’a-t-il pas manqué de transmettre les remerciements du Chef de l’Etat ivoirien, SEM Laurent Gbagbo, à son homologue de Tanzanie avant de faire une promesse à ses hôtes et aux journalistes présents à la conférence de presse. « Si la Côte d’Ivoire remporte la CAN 2010, je prend l’engagement de venir présenter le trophée au peuple tanzanien », a affirmé M. Anouma.

Sur la route de « Angola 2010 » et particulièrement à Cabinda, où la Côte d’Ivoire disputera ses matches du Groupe B, respectivement face au Burkina Faso, au Ghana et au Togo, l’escale de Dar Es Salam n’est pas moins chargé de symbole. En prenant ses quartiers à l’hôtel Kilimanjaro Kempinski, la délégation ivoirienne dévoile pour ainsi dire ses intentions. Celles de monter sur le plus haut sommet d’Afrique. Donc de pousser Vahid Halilhodzic et ses poulains, pendant la compétition, à grimper sur le toit su football continental.

Fifci.org

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jeudi 19 novembre 2009

Coupe du monde 2010: France, la qualification de la honte

Éliminatoires de la Coupe du monde 2010:
les Bleus se qualifient grâce à une main de Thierry Henry

Après l'épreuve des barrages, l'équipe nationale de la France vient d'obtenir son ticket face à l'Irlande le mercredi 18 novembre dernier pour la coupe du monde qui se tiendra en 2010 en Afrique du Sud. Une qualification qui plutôt que de plonger les français dans la joie, leur laisse un goût très amer.
On n'a certes pas fini de parler de cette main de Thierry Henry, qui n'est pas plus de Dieu que du diable; main qui « amène » le but égalisateur de William Gallas et la qualification pour le Mondial 2010. Ethique, fair-play, honneur de la nation, vidéo, insultes, etc, etc... tout y passe depuis quelques heures. Car, à n'en pas douter, sur les 120 minutes disputées à Saint-Denis, c'est bien l'Irlande qui méritait d'aller à la Coupe du monde. Point final. Là est sûrement la plus grosse injustice d'une soirée qui restera longtemps, et pour de mauvaises raisons, dans les esprits. Mais le plus drôle dans tout ceci, c'est que depuis jeudi, les dirigeants du sport et du football français défendent le capitaine des Bleus face à cette notion de triche.

Thierry Henry lui-même a reconnu avoir touché le ballon. «Vous ne pouvez pas savoir exactement d'où vient le ballon et où il part, Il n'y a que lui qui sait si c'était volontaire. Tant qu'on ne sait pas si c'est volontaire ou non on ne peut pas parler de triche. On ne peut pas jurer avec certitude qu'il a voulu délibérément tricher. Il n'est pas le genre à pratiquer de l'antijeu et à faire des gestes anti-sportifs. Je ne crois pas qu'un joueur de son envergure (...) avec l'amour qu'il a du jeu soit un homme à faire de la pratique anti-sportive». a ainsi interprété la secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade en marge d'une conférence de presse sur les élections régionales.

Noël Le Graët a eu la même ligne de défense au micro de RTL. : «La main est un anti-jeu, mais on peut juger des joueurs sur une carrière. Et si vous faites le bilan de la carrière de Thierry Henry, je pense que le seul mot qui ne lui convient pas : c'est tricheur. C'est un homme d'une énorme qualité aussi bien au niveau du jeu que de l'esprit, de courtoisie dans un vestiaire, c'est quelqu'un qui adore le football, qui adore l'équipe de France, et je crois qu'il faut absolument oublier cette "déconvenue".»

Pour Daniel Cohn-Bendit, le leader écologique, Henry a fait son job, mais la qualification est complètement imméritée. La main de Thierry Henry, c'est le summum de la chance, estime ce passionné de football, pour qui c'est l'arbitre qui aurait dû voir la main. Ce qui m'a terrifié, a dit Cohn-Bendit, ce n'est pas la main - ça arrive, les plus grands on fait ça comme Maradona -, ce qui est horrible, c'est la manière dont a joué l'équipe de France. Sur tous les matchs de qualification, la France n'a fait aucun bon match, aucun. Ce qui pend au nez de l'équipe de France en Afrique du Sud, c'est ce qui lui était arrivé à Séoul, à savoir une élimination au premier tour comme en 2002. Il faut avoir le coeur bien accroché pour supporter l'équipe de France après un match comme ça".

Hallucinant cette façon de défendre l'indéfendable. Il faut dire que les Bleus sont tombés sur une équipe "civilisée et fair play". Sinon, l'on aurait assisté à un véritable drame à la fin du match.

J2M

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mardi 17 novembre 2009

Le sport réussit là où la politique échoue

Depuis 2002 une crise militaro-politique sans précédent bouleverse la Côte d'Ivoire. En dépit de toutes leurs stratégies, à ce jour, les politiques ne sont toujours pas parvenus à réunifier géographiquement le pays et par extension le peuple ivoirien . Seul le sport et particulièrement le football a réussi là où le monde politique a échoué. Pour exemple le match du 3 Juin 2007 à Bouaké, ainsi que les qualifications aux phases finales de la coupe du monde ont remis du baume au cœur des Ivoiriens sans distinction de parti.
Pour illustrer mes dires, je vous invite à découvrir cet article de Idrissa Konaté, un journaliste du quotidien Nuit & Jour.




Réconciliation nationale en Côte d'Ivoire : Quand le sport supplante la politique

Depuis le déclenchement de la crise politico-militaire en Côte d’Ivoire, les Ivoiriens se sont profondément mis à dos les uns contre les autres. Au point où l’intérêt national a été voué aux gémonies. Cette période va heureusement coïncider avec l’émergence d’une classe de sportifs de renom, notamment des footballeurs qui vont réussir à mettre tous les Ivoiriens en confiance en leur donnant l’occasion de vibrer et d’espérer dans un élan commun.

Alors même que les signaux de l’horizon politique sortant difficilement de la zone rouge, la rencontre Côte d’Ivoire-Guinée a permis aux ivoiriens de s’unir. Comme un seul homme, se sont mobilisés autour des éléphants footballeurs. Pour cette occasion, comptant pour la qualification de l’équipe nationale au mondial et à la Coupe d’Afrique des nations 2010, la nation ivoirienne, dans toute sa diversité, s’est mobilisée comme un seul homme autour de leur équipe nationale. Les antagonistes ont vite fait place à une véritable effervescence autour du onze national. Dès lors et côte à côte, tous les citoyens ont chanté et dansé au même rythme autour de la bande à Drogba Didier. A la faveur de cette rencontre qui, pourtant n’avait aucun enjeu pour la sélection ivoirienne, d’autant qu’elle avait déjà une grande longueur d’avance sur les Guinéens, l’ensemble des Ivoiriens n’a pas voulu être à l’écart d’une si belle occasion.

Le sport comme facture de cohésion nationale

L’évènement était tout de même d’envergure nationale d’autant qu’il donnait ainsi aux Ivoiriens de rompre avec la monotonie à laquelle les dirigeants politiques nous habitués. Contrairement aux politiques, les sportifs d’Eburnie réussissent, le temps seulement d’une rencontre sportive, de réconcilier tous les Ivoiriens des semaines durant. Et pourtant, depuis le déclenchement de la crise politico-militaire, les hommes politiques se sont engagés dans plusieurs accords coûteux de réconciliation. De Lomé à Accra, en passant par Marcoussis, Pretoria et enfin Ouagadougou en 2007, ces derniers n’ont pas pu trouver de schéma approprié pour mettre fin à plusieurs années de souffrance inutile. En réussissant de façon spectaculaire cette noble mission, les éléphants démontrent leur pouvoir de mobilisation, mais surtout de réconciliation. A chacune de leur sortir, la bande à Drogba Didier réussit à réconcilier les Ivoiriens dans leur ensemble. Chose tout de même facile, mais à voir les hommes politiques louvoyer autour d’une simple réconciliation, l’on se rend à l’évidence que la situation de ni paix ni guerre est pratiquement à leur avantage.

La mauvaise foi avérée des leaders politiques

Depuis près de 10 ans, les hommes politiques ivoiriens ont assombri l’horizon politique. En effet, à la faveur du premier Coup d’Etat militaire, le pays s’inscrivait dans un cercle vicieux dont les retombées les plus significatives ont été matérialisées par la rébellion armée de septembre 2002, suivie d’une longue crise qui ne cesse d’enfoncer le pays dans le gouffre de la pauvreté. Et pendant ce temps, plutôt que de trouver une issue heureuse à cette situation qui n’est pas à l’avantage du pays, tant au plan national, qu’international, ces acteurs de la scène politique se complaisent dans la nomination de plusieurs de leurs ‘’lieutenants’’ à des postes de ministre ou de hauts cadres dans l’Administration ivoirienne. Les souffrances et autres difficultés du quotidien ne sont pas leur souci majeur. Sinon, comment comprendre que depuis plus de sept ans ils n’ont pu s’entendre sur l’essentiel pour ne serait-ce que favoriser le retour à une situation normale. Bien entendu que cela passe par l’organisation d’élection libre et transparente.

Les Eléphants au secours du peuple ivoirien

Dès lors, pour ne pas vivre le stresse lié aux multiples reports de la Présidentielle, les ivoiriens dans leur ensemble ont décidé de se mettre d’accord, le temps de la présence des éléphants footballeurs pour vivre ne serait ce que le temps d’une véritable illusion du bonheur. Les affluences émaillées de pied de grue devant l’hôtel et les différents édifices devant abriter toutes les cérémonies à l’honneur des Eléphants footballeurs. Que dire aussi es randonnées du stade Houphouët-Boigny où, bien que prenant rendez-vous le plus souvent avec la mort, de nombreux ivoiriens vont à la rencontre de leurs idoles. Chose que, malheureusement, les hommes politiques ne peuvent se targuer de réussir aujourd’hui. Car ils ont tous échoué sur la ligne, au point de coller à la Côte d’Ivoire une image de pays à risque. Seuls les sportifs, et bien évidemment les footballeurs ont permis au pays de se refaire une image de pays phare à travers leurs résultats, mais avec surtout leur fréquence de participation aux différentes phases de la CAN et leur 1ère participation, suivie en juin prochain de la seconde en Coupe du monde. Le faisant, Kalou, Aruna, Kader et les autres réussissent là où les hommes politiques semblent avoir tous échoué. Parmi ceux-là, il y en a comme c’est de coutume en Afrique, qui montaient déjà sur leurs plus beaux chevaux pour aller éclabousser la Côte d’Ivoire, la présentant comme pays esclavagiste où les enfants sont utilisés dans les plantations de Café et de Cacao. Ils manifestaient tellement ‘’leur amour’’ pour le pays qu’ils demandaient aux chocolatiers de boycotter l’achat du Cacao ivoirien. A y voir de près l’on peut retenir que seuls les Eléphants footballeurs sont les seuls qui aiment véritablement leur pays. Car Drogba Didier, malgré toute la manne financière qu’il engrange à Chelsea, ne se fait pas du tout prier pour venir mouiller le maillot pour son pays. Combien sont-ils les hommes qui peuvent s’inscrire aujourd’hui dans cette logique ? L’époque du ‘’vieux’’ Houphouët est vraiment révolue. La nouvelle classe de dirigeants africains est plutôt animée par un sentiment d’égoïsme, de cynisme et de cupidité. Pour preuve leur propension à l’enrichissement, quitte à y laisser leur honneur. En espérant que la Côte d’Ivoire pourra toujours compter sur ses sportifs pour redorer son image, nous profitons de ces lignes pour renouveler nos félicitations et surtout nos remerciements aux Eléphants footballeurs de Côte d’Ivoire.

Idrissa Konaté

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jeudi 18 décembre 2008

Etats Généraux des AFAF, Le président Anouma déclare : «Les résolutions de ces assises ne resteront pas dans les tiroirs »

Les Etats Généraux des Associations de Formation Affiliées à la Fédération (AFAF) se sont achevés, le vendredi 12 décembre dernier à Grand-Bassam, en présence du président de la Fédération Ivoirienne de football, M. Jacques Anouma et de Douhou Pierre directeur général des sport, représentant le Ministre Dagobert Banzio. A l’issue des travaux, la FIF et les AFAF ont accordé leurs violons pour la bonne marche des centres et écoles de formations de football.

Les acteurs intervenant dans la formation de jeunes footballeurs ont décidé de donner de nouvelles orientations pour le bon fonctionnement des centres de formation. Les séminaristes ont élaboré minutieusement les nouveaux textes qui régiront désormais les AFAF. De la constitution légale d’un centre de formation aux transferts internationaux de joueurs, en passant par le certificat d’aptitude au sport, l’évaluation annuelle des centres, la différenciation entre académie et centre d’animation, la catégorisation des centres, les partenariats, l’achat de centres par les clubs, le droit d’affiliation, l’organisation du championnat des jeunes, le suivi des sélections régionales, rien n’a été négligé. Le responsable de la compétition des jeunes, Gbonké Tia Martin s’est dit très satisfait de ces travaux. « Mes remerciements vont à l’endroit du président Jacques Anouma, du ministère de l’Intérieur et celui des Sports qui nous ont assistés lors de ces assises. », a-t-il indiqué.

Quant au président Anouma, il a souhaité que les résolutions qui sortiront de ses assises soient appliquées. « Nous n’avons pas pour objectif de garder les résolutions de ces assises dans les tiroirs. C’est pourquoi, nous nous retrouverons régulièrement pour voir les avancées et plancher sur les décisions qui coincent », a-t-il rassuré.

65 participants dont des entraîneurs, des présidents de centres et secrétaires généraux de centres, et plusieurs autres acteurs du football des jeunes ont participé à états généraux.

Joëlle M

Propos de…
Jacques Anouma (Président de la FIF) : «beaucoup d’équipes sont sans papiers»

J’ai proposé qu’on jette les bases. Et cela a été fait. Je pense que nous allons reprendre les discussions au mois de janvier. J’espère que ces deux jours de séminaire nous ont permis de sortir des procédures pour améliorer le milieu des centres de formation. Il y a encore des choses à faire et ces deux jours sont insuffisants. J’ai retenu, après l’exposé du représentant du ministre de l’Intérieur, que beaucoup d’équipes sont des sans-papiers. Nous avons beaucoup appris pendant ces deux jours et il nous appartient de mettre tout cela en pratique.

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samedi 13 décembre 2008

Football / bilan saison 2007-2008 : Sory Diabaté (Président de la Ligue professionnelle) : "Nous avons enregistré un gros déficit cette saison"

Le président de la Ligue professionnelle, Sory Diabaté, était face à la presse sportive hier au siège de la Fédération ivoirienne de football. Il a dressé le bilan de la saison écoulée et a fait le point sur l'organisation des compétitions nationales et internationales.

La MTN Ligue 1, meilleure que la saison dernière
Débuté le 23 février 2007, le championnat national de la MTN Ligue 1 s'est achevé le 23 novembre dernier. Selon le président Sory, cette saison a été plus riche en buts que celle de la saison dernière. " En 182 matches, il y a eu 395 buts marqués. D'où un surplus de 27 buts ", a déclaré M. Sory. Au niveau de la meilleure attaque qui revient à l'Asec mimosas (46 buts), le président a noté une nette amélioration de 8 buts par rapport à la saison passée. La SOA a eu la meilleure défense avec 15 buts encaissés. Concernant les meilleurs buteurs de cette saison, Gohi Bi Cyriac (21 buts), Ollié Koffi Kan (16 buts) et Guédébé (9 buts), le président a estimé que ce sont les meilleurs resultats depuis plusieurs championnats.

Une saison déficitaire sur le plan financier
Selon Sory Diabaté, la Fédération a dépensé 72.184.800 francs pour les 26 matches de la Ligue 1 et n'a perçu qu'une quote part de 912.810 francs contre 2 millions 18 mille 115 francs. Poursuivant, il a déclaré que " 38 millions ont été versés à 12 clubs de la Ligue 1. Mais l'Asec et l'Africa n'ont reçu pour leur part que 20 millions chacun pour avoir refusé de mettre le logo du sponsor officiel sur la poitrine de leur maillot ". Au niveau de la Ligue des champions, le champion et le vice-champion ivoiriens ont reçu la somme de 25 millions tandis que Issia et Bingerville ont eu chacun 15 millions pour la coupe CAF. " Au total, 611 millions ont été payés pour ces compétitions aux clubs de L1 ", a noté Sory. Pour les compétitions de D2, la FIF a enregistré une dépense de 40 millions 233 mille francs et reçu une quote part de 89.130 francs. Quant à la coupe nationale, elle a englouti la somme de 16 millions pour les frais et les récompenses. " Mais nous devons encore remettre 4 millions à l'Asec, vainqueur de la coupe et 2 millions à la JCAT, finaliste. " Après avoir bouclé le bilan, le président de la Ligue a annoncé la reprise du championnat MTN Ligue 1 prochain pour le 21-22 mars prochain. Dans le souci de réussir la saison 2008-2009, le président Sory Diabaté a lancé un appel aux sponsors afin qu'ils les aident à réaliser ce souhait.

Joëlle M

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mercredi 3 décembre 2008

Entretien avec Me Adou Nangon (Pdt du conseil d`administration de la JCAT)

Le championnat national de la MTN Ligue 1 s'est achevé avec le second sacre consécutif de l'Africa sports national. Me Adou Nangon, président du conseil d'administration de la jeunesse Club d'Abidjan Treichville (JCAT), fait le bilan de la présente saison et se prononce sur la performance de son club.

Le championnat national de la ligue 1 vient de se terminer. Quel bilan faites-vous de cette saison 2007-2008 ?
Je commence d'abord par mon club, la JCAT. Notre saison a été mi-figue, mi-raisin. Nous avons procédé à un recrutement judicieux tout en croyant que nous pourrions être parmi les trois premiers. Malheureusement, nos espoirs ont été ruinés en cours de chemin. Déjà, à mi-parcours du championnat, la JCAT était en difficulté, on avait perdu 8 matches sur 16 joués et 2 nuls. Ce qui nous a fait perdre 28 points. Nos athlètes que nous avons recrutés n'ont pas répondu à nos attentes. Nous avons eu aussi un problème de coaching. Sûrement qu'à un moment, le coach Saraka avait perdu confiance en lui et dans ces cas, c'est mauvais. On allait donc de défaite en défaite et il fallait trouver une solution. Et l'élément déterminant qui nous a emmené a nous séparer de notre coach, a été notre défaite (0-2) lors de la demi-finale de la coupe nationale face à l'EFYM. Nous avons donc fait appel à Lago Bailly qui a remporté 5 matches sur 10, en a perdu 3 et concédé 2 nuls. Grâce à Dieu, tout a commencé à rentrer dans l'ordre.

Vous jugez donc positif le bilan de la JCAT ?
Non, je ne dirai pas que le bilan a été positif car je ne suis pas satisfait. Raison pour laquelle j'ai pris des mesures visant à redresser la situation. Je pensais mieux faire.

Qu'est-ce qui n'a pas marché concrètement ?
Nous avions placé une certaine confiance dans les athlètes que nous avons recrutés sur instruction de Saraka Norbert et son staff. Malheureusement, ils n'ont pas donné satisfaction sinon nous aurions été parmi les trois premiers au lieu d'être classés 6è.

Quelles sont donc les ambitions de la JCAT pour la saison prochaine ?
La JCAT est qualifiée pour la conquête de l'Afrique. Qui dit conquête de l'Afrique dit représentation de la Côte d'Ivoire à l'extérieur. Nous figurons parmi les quatre équipes qui vont défendre les couleurs nationales. Je mesure la tâche qui nous attend et le poids des responsabilités qui nous incombent. Il ne s'agit pas d'aller faire de la figuration, surtout que lorsqu'on parle de la Côte d'Ivoire, on voit tout de suite le sommet. Nous avons des athlètes très performants tant à l'extérieur qu'à l'intérieur du pays. Ceux-ci sont devenus nos meilleurs ambassadeurs. Donc il faut que la JCAT ait les moyens, en partant à la conquête de l'Afrique, afin de représenter dignement notre pays.

Qu'entendez-vous par moyens ?
Il y a d'abord les moyens humains et financiers. Le nœud de la guerre, c'est d'abord les finances. Si on a les finances, on peut tout faire et recruter les bons éléments. Une équipe demande beaucoup de moyens.

L'Africa vient de remporter son second titre consécutif. Pensez-vous que cette équipe a fait une bonne saison ?
Je respecte l'équipe de l'Africa sports. Elle a mérité sa victoire et je ne peux que féliciter les dirigeants qui ont mis tous les moyens à la disposition de leur club pour leur permettre de devenir champion de Côte d'Ivoire. Il faut que l'Africa poursuive sur cette lancée, cela contribue à relever le niveau du sport ivoirien. N'oublions pas qu'ils vont aussi à la conquête de l'Afrique et à ce titre, l'Africa a des obligations vis-à-vis du pays. Il ne s'agit pas d'être simplement champion mais d'aller le plus loin possible. Je n'ai pas de leçons à donner à l'Africa qui a des dirigeants compétents et qui est plusieurs fois allé à la conquête de l'Afrique. Ils ont suffisamment d'expérience pour aller le plus loin possible. Concernant le championnat prochain, nous allons tous nous battre.

Et comment jugez-vous le niveau du championnat qui vient de se terminer ?
Il était assez relevé par rapport à la saison 2006-2007. Toutes les équipes se valent et je regrette vraiment que des clubs comme Daloa et Gagnoa, qui sont deux régions de football, descendent en D2. Ils ont du dynamisme et j'espère qu'ils tireront les leçons pour revenir en D1. Vous savez, quand on n'a pas la paix, on ne peut rien faire. S'il y a toujours des querelles inutiles au sein d'un club, il ne peut avancer et c'est bien dommage.

Interview réalisé par Joëlle M

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lundi 1 décembre 2008

Asec, Africa : plus de 30 ans de domination

Le championnat national de la MTN ligue 1 a rendu son verdict le week-end denier. A l'issue de la 26ème journée qui s'est joué le samedi et dimanche à Abidjan et à l'intérieur du pays, l'Africa sport national a remporté le titre pour la seconde fois consécutive. Quant à l'Asec mimosas, son éternel rival, il occupe une fois de plus la place de vice champion.

L'Asec et l'Africa, deux leaders incontestés
Depuis 1963, l'Asec et l'Africa n'ont eu de cesse de se positionner comme les leaders incontestés du football ivoirien. 16 fois champion national de Côte d'Ivoire contre 22 fois pour l'Asec, le club vert et rouge s'est imposé une fois de plus. Mais ce ne fut pas facile pour les poulains de Patrick Liewig qui ont eu maille à partir avec leurs différents adversaires qui leur ont tenu la dragée haute. En 26 matchs, les Oyés en ont gagné 13, perdus 4 et ont concédé à 7 nuls. Avec 41 buts marqués et 19 encaissés, les hommes de Kuyo Tea Narcisse totalisent 52 points. Un résultat qui invite les joueurs de l'Africa à se mettre au travail afin de représenter dignement la Côte d'Ivoire à la ligue des champions d'Afrique. Même son de cloche pour l'Asec mimosas qui a réalisé 13 victoires, 12 matchs nuls et 1 défaite. Du jamais vu de toute l'histoire de ce club qui fait les beaux jours du football ivoirien. Mais malgré cette évolution irrégulière au cours de ce championnat de MTN ligue 1, les jaune et noirs ont eu la meilleure attaque (46 buts marqués contre 17 encaissés). Ces deux ténors représenteront donc la Côte d'Ivoire à la coupe de la CAF prochaine.
Quant à la Société Omnisport de l'Armée, qui a réalisé une bonne performance pendant cette compétition, et s'est positionnés en 3è position avec 46 points, il disputera la coupe de la confédération.

USC Bassam : « la surprise »
La grande surprise de cette compétition nationale a été l'USC Bassam. Invité surprise de cette ligue 1, les insulaires de Bassam ont réalisé un véritable coup de maître en s'invitant dans l'élite. En 26 matchs, les hommes Georges Ezaley, président de l'USC Bassam ont remporté 11 matchs, 8 nuls et 7 perdus. Ce qui n'est pas mal pour cette jeune formation qui fait ses premiers pas dans la cour des grands. Mieux elle a raté de peu la 3è place, ce qui suscite l'admiration des observateurs du football qui ont vite fait de comprendre que l'on pouvait compter désormais avec cette formation. Est-ce le résultat de la bonne politique menée par le président Ezaley qui a mis les moyens à la disposition de son équipe afin de lui permettre de travailler sereinement? Toute chose qui devrait inspirer certains présidents de clubs…

ES Bingerville, Stade, Denguélé, Stella : les grosses déceptions
Ces trois formations , qui brillaient jadis, sont la grande déception de ce championnat. Prenons le cas de Bingerville (11è). Lors du précédant championnat, cette sélection a terminé en 3è position et a même représenté la Côte d'Ivoire à la Ligue des champions d'Afrique. Que s'est-il donc passé pour que le club du président Mamadou Bachir en soit arrivé à être classé au bas du tableau ? Seul celui-ci pourra apporter les réponses à nos préoccupations. Que dire du Stade et du Stella, deux équipes au passé glorieux. Mais à dire vrai, cela fait un moment que la décadence de ces deux formations perdure. Cinq fois champion national, les Stadistes se sont illustrés de la plus triste manière cette saison. En 26 matchs, ils ont remporté 10 rencontres, enregistré 4 nuls et perdus 12 matchs. Avec un total de 34 points-2, ils sont précédés du Stella (7è). Ces derniers ont à leur actif 9 matchs gagnés, 9 nuls et 8 perdus. Triste production pour un club qui a remporté 3 fois le titre de champion national. Le dernier, le Denguélé d'Odiénné n'a pas non plus brillé au cours de cette compétition. Classé 9è avec un total de 31pts, le représentant du nord a perdu 13 matchs contre 9 gagnés et 4 nuls. Vivement que ces équipes se réveillent et se mettent au travail pour le bonheur de leurs supporters et le plaisir des amoureux du football.

Issia, Ouragahio, Sporting, Réveil : le calvaire du grand Ouest
Les clubs de l'Ouest de la Côte d'ivoire ont été les parents pauvres de ce championnat. Très mal en points depuis le début de cette compétition, ces quatre formations n'ont su trouver le bout du tunnel. Finalement deux d'entre eux, les moins performants, le Sporting et le Réveil sont relégués en D2. Qu'est-ce qui explique cette contre performance ? Mauvaise politique, manque de moyens ou querelles intestines ? L'on ne saurait le dire. Mais quoi qu'il en soit, Issia et Ouragahio qui ont échappé de justesse à cette « malédiction » ont intérêt à redresser la tête, se mettre au travail afin représenter dignement le grand ouest l'année prochaine.

Joëlle M

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lundi 24 novembre 2008

26è journée MTN Ligue 1 Africa sport national : vers un second sacre ?

L'Africa se succèdera-t-il à lui-même ?


Le championnat national de la MTN ligue 1 connaîtra son apothéose ce week-end. Cette dernière journée permettra de savoir qui de l'Africa ou de l'Asec sacré champion de Côte d'Ivoire.

Les Ivoiriens auront les regards braqués du côté de la cité des antilopes et du stade Robert champroux de Marcory où les deux ténors du championnat ivoirien de football, l'Africa et l'Asec, livreront l'ultime bataille afin de conserver le fauteuil pour l'un ou de ravir le titre national pour l'autre. Face au Réveil Club de Daloa, les hommes de Toto Nobile n'ont pas droit à l'erreur. Même si ceux-ci s'avèrent une proie facile, les Oyés devront toute fois se méfier de cet adversaire qui n'a plus rien à perdre, puisque descendant en D2. Un sursaut d'orgueil de la part des joueurs de la cité des antilopes pourra être fatale aux vert et rouge. Djedjed Landry et ses coéquipiers devront faire preuve de vigilance s'ils veulent rééditer l'exploit. L'Asec mimosas quant à lui, sera opposé à l'ES Bingerville, au stade Robert champroux. Séparés de l'Africa par un petit point (48+27 contre 49+20), les poulains de Patrick Liewig, seront aux aguets ce dimanche, car le moindre faux-pas de leur éternel rival, leur permettra de ravir le titre de champion national. Une victoire donc des jaune et noirs face aux Banlieusards et une défaite ou un nul des joueurs de l'Africa inverserait la situation en faveur des hommes de Roger Ouégnin. De beaux spectacles en perspectives qui feront sans aucun doute la joie des amoureux du football. Pour les membres associés et les supporters des actionnaires, l'heure est au recueillement et à la prière afin de d'implorer le ciel pour la victoire de leur équipe.

Joëlle M

*illustration sport-ivoire.ci

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vendredi 10 octobre 2008

Football/ Côte d`Ivoire / Madagascar : Vahid, entraîneur des Eléphants : “Je rendrai le tablier si…”

En prélude au match Côte d`Ivoire / Madagascar qui aura lieu demain après-midi au stade Robert Champroux de Marcory, le sélectionneur franco-bosniaque des Eléphants Vahid Halilhodzic a animé une conférence de presse hier au Golf hôtel. Celui-ci a exhorté la presse sportive à plus de respect pour l`équipe et il a mis le doigt sur les nombreux problèmes qui secouent la sélection nationale. D`entrée de jeu, le coach national a interpellé la presse sportive sur la nécessité d`user de courtoisie et de respect à l`endroit de la sélection ivoirienne. "Je suis contre ceux qui critiquent vertement l`équipe et détruisent le travail que nous abattons. Les joueurs se sentent agressés et se sentent par conséquent très mal dans leur propre pays. Et cela m`inquiète" a déclaré Vahid qui poursuit "Votre boulot, c`est de critiquer certes, mais il faut y mettre de la courtoisie et du respect. Quant à moi, je suis fier du travail et du comportement des joueurs". Toutefois, le coach Vahid a annoncé qu`il pourrait rendre le tablier si d`aventure ses objectifs pour l`équipe n`étaient pas atteints. "Dans ce cas, je remercierai le président Jacques Anouma pour la confiance qu`il m`a accordée et je partirai." Concernant le match proprement dit, l`entraîneur des Eléphants pense avoir préparé ses joueurs tactiquement." Il est vrai que nos adversaires lesMalgaches et Mozambicains ne sont pas de petites équipes, mais la Côte d`Ivoire a les moyens de créer la surprise". Et ce même si la pelouse synthétique du stade Robert Champroux leur cause des difficultés. Abordant les cas Romaric et Gervinho qui a fait couler beaucoup d`encre ces derniers jours, Vahid a levé toute équivoque. " Je n`ai rien contre ces joueurs. La preuve, ils ont été convoqués comme tous les autres, mais ils n`ont jamais répondu. Il ne suffit pas d`être un bon joueur, mais il faut avoir du respect pour son coach et ses coéquipiers. La porte de l`équipe nationale reste ouverte et peuvent y venir tous ceux qui ont été sélectionnés" s`est défendu l`encadreur des pachydermes ivoiriens. Le vœu le plus cher de Vahid à ce jour est de voir Didier Drogba et tous les autres blessés professionnels revenir dans les rangs des Eléphants.

Joëlle M

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mercredi 17 septembre 2008

Entretien avec Laurent Pokou



Le sport en Côte d`Ivoire présente à tout observateur un visage peu reluisant. Dans toutes les compétitions tant nationales qu`internationales, où ils sont présents, les sportifs ivoiriens produisent des résultats pas très satisfaisants. Laurent Pokou, figure emblématique du football ivoirien et africain, depuis Daoukro fait une analyse de la situation et interpelle tous les acteurs du sport à se mettre au travail.

Joelle M : La population de Daoukro vient de vous honorer, quels sentiments vous animent ?

Laurent Pokou : C'est un sentiment de fierté, de joie que de savoir qu`après avoir quitté le stade, j`ai encore une place dans le cœur des Ivoiriens. Je suis à Daoukro sur invitation du conseil général avec à sa tête M. Yao Kouassi Martin, afin de participer à la 5ème édition du tournoi de la fraternité.

Joelle M : Comment jugez-vous cette compétition?

Laurent Pokou : C`est une bonne initiative du conseil général. Il faut ces genres de manifestation pour permettre à la jeunesse de s`épanouir et ne pas s`adonner à des actes répréhensibles. C`est une manière d`occuper sainement la jeunesse de Daoukro mais il faut que le football à Daoukro revienne en bonne position sur le plan national.

Joelle M : Concernant la Ligue des champions d`Afrique, l`ASEC vient de se faire battre par le Dynamos FC de Zimbabwe. Quels commentaires?

Laurent Pokou : C`est une grande déception lorsque j`ai appris la défaite de l`ASEC face au Dynamos. Quand on arrive à ce stade de la compétition, on ne doit rien négliger. Mais que voulez-vous, ils ont perdu et on ne peut rien y faire. Dire que les Actionnaires commençaient à reprendre confiance en leur équipe, ce sera difficile de les ramener en grand nombre au stade. Il y a beaucoup à faire, mais ça c`est le rôle du président du conseil d`administration.

Joelle M : Quels regards jetez-vous sur les compétitions de la MTN Ligue 1?

Laurent Pokou : A l`instar de l`ASEC et de l`Africa qui sont la locomotive de notre football, le niveau de notre championnat est mi-figue, mi-raisin. Je ne sais pas quel genre de politique faut-il que nous fassions pour relever le niveau de nos équipes. Il nous faut des équipes fortes pour nous représenter au plan international. La fédération fait ce qu`elle peut en donnant les moyens aux clubs. Il faut donc une prise de conscience de la part des joueurs qui ne doivent pas penser qu`à l`argent. Ils doivent se donner et faire ce qu`ils ont choisi avec amour.

Joelle M : Les Ivoiriens sont rentrés bredouille des Jeux olympiques de Pékin. Pareil pour les paralympiques. Qu`est-ce qui n`a pas marché selon vous?

Laurent Pokou : C`est vraiment dommage. Mais on ne fabrique pas des champions en deux ou six mois. Je pense que si on veut avoir des champions olympiques, il va falloir une réelle volonté politique du sport. C`est vrai qu`il y a eu des Etats généraux, mais tout cela ne suffit pas. Il faut mettre en place une véritable politique, avoir les infrastructures. Sinon dans quelles conditions voulez-vous que les athlètes s`entraînent? Regardez, le handball et le basket se jouent en plein air. Et vous voulez qu`ils gagnent en allant représenter le pays à l`extérieur? On dégage beaucoup de moyens pour d`autres choses, pourquoi pas pour le sport ? Le sport rapproche les peuples, il permet à un pays de se valoriser. Et tant qu`on tâtonnera, on n`aura pas de bons résultats.

Joelle M : Aujourd`hui avec le recul, quelles sont les leçons que Laurent Pokou tire de sa bastonnade?

Laurent Pokou : Je profite de l`occasion pour saluer le président Bédié et le PDCI qui sont venus m`apporter leur réconfort. Je remercie Dieu que cela n`ait pas tourné au drame mais aujourd`hui, il faut comprendre que lorsqu`on a choisi un métier, il faut en respecter la déontologie. Des policiers qui bastonnent des citoyens, ça ne se voit nulle part ailleurs. Donc moi je voudrais oublier cette triste situation. Mais quelque part, je crois que le destin a voulu que ce soit moi pour interpeller les consciences afin que ces genres de choses ne se reproduisent plus.

Joelle M : On entend dire partout que Laurent Pokou est devenu riche après sa bastonnade. Est-ce vrai?

Laurent Pokou : Les gens peuvent dire beaucoup de choses. Est-ce parce que le Président m`a fait l`honneur de venir me voir que je suis riche? Comme si c`était la première fois que le Président Gbagbo assistait quelqu`un en de pareilles circonstances. En ce qui me concerne, je laisse parler ceux qui le veulent et je reste comme je suis. Je vis modestement et si je suis riche, tant mieux car il vaut mieux faire envie que pitié.

Joelle M : Alors, quels conseils Laurent Pokou peut donner à tous ces jeunes qui veulent lui emboîter le pas?

Laurent Pokou : Je leur dirai que ce n`est pas aussi facile qu`on le pense. Car aujourd`hui, jouer au football est devenu un métier. Tous les enfants aujourd`hui veulent jouer au football à l`instar des jeunes de la Côte d`Ivoire. Il faut d`abord assurer les arrières c`est-à-dire, il leur faut avoir un métier. Je suis contre ces jeunes qui délaissent l`école pour jouer au football. Qu`ils cherchent d`abord à faire quelque chose et si le football peut les propulser, tant mieux.

Joëlle M
Envoyée spéciale à Daoukro

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dimanche 3 août 2008

Ligue des champions : L’Asec perd deux points à domicile

Le match Asec-Al Ahly comptant pour la 2èmejournée de la 12ème édition de la ligue des champions d’Afrique s’est joué le dimanche 3 août 2008 au stade Robert Champroux de Marcory. Après une partie intense les deux formations se sont quittées dos à dos (0-0).


Les jaune et noirs viennent de perdre deux points à domicile face aux diables rouge, et ce malgré une bonne prestation sur la pelouse synthétique du Champroux. A plusieurs reprises, les actionnaires très à l’aise ont manqué scorer mais la malchance était de leur côté. Koné Ladji, nez à nez avec Amir Abd El Hamid le portier égyptien à la 21ème mn opère un shoot qui passe tout près des filets. Et c’est le début de toute une séance de tirs ratés de la part des poulains de Patrick Liewig. Les actionnaires ont tout donné au cours de ce match, bonne circulation de balle, maîtrise parfaite du ballon mais seul un but leur manquait. La première période arrive à son terme sur le score de 0-0. À la reprise, même scénario. Aucune des deux équipes ne trouvera le chemin des filets jusqu'au coup de sifflet final de l’arbitre Chicuburundi Jean Marie. « Je félicite l’Asec qui est une bonne équipe. Ils ont pris un rythme de jeu que nous n’avons pas pu suivre » s’est exprimé le coach Egyptien Manuel Jose à la fin du match. Même son de cloche chez Patrick Liewig qui a déclaré être fier de ses poulains. Il a toutefois regretté le manque de buts qui les appelle à remporter la victoire impérativement lors de leur prochain match.

Joëlle M

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mercredi 18 juin 2008

Match retour Côte d`Ivoire/Botswana : La revanche des Eléphants ?

Une semaine après leur match nul (1-1) à Gaborone, Eléphants et Zèbres se retrouveront le dimanche 22 juin prochain au stade Félix Houphouët Boigny. Cette rencontre se situe dans le cadre du match retour comptant pour les éliminatoires de la CAN/Mondial 2010.
Les poulains de Vahid Halilhodzic réussiront-ils à faire la différence devant leur public ? Car lors du match aller, les Eléphants avaient donné l'image d'une équipe très limitée et manquant visiblement d'inspiration, surtout en attaque. Pour cette manche retour, l'apport de Baky et de Kalunho pourrait constituer un atout supplémentaire pour les Eléphants. Des pachydermes qui, depuis le début de la compétition, sont quelque peu en difficulté. Cette rencontre sera donc pour les Ivoiriens, l'occasion de se réconcilier avec leur public qui jusque-là est resté sur sa faim. Un public qui devrait faire preuve d'indulgence et ne devra surtout pas bouder la rencontre. Mais bien au contraire apporter son soutien à une sélection en état de disgrâce face à une équipe botswanaise qui ne vient certainement pas en touriste à Abidjan. Après avoir réussi à inquiéter les vice-champions d'Afrique lors de la manche aller, les Zèbres caressent sans nul doute le secret espoir de battre les Eléphants. Surtout qu'une victoire de la Côte d'Ivoire à l'issue de ce match pourrait la classer en tête du groupe ce qui est pareil pour le Botswana. La bataille s'annonce donc très chaude car ni l'une ou l'autre des deux équipes ne voudra céder du terrain. Cette importante rencontre sera officiée par Bennaceur Kacem, arbitre central et ses assistants, tous originaires de la Tunisie tandis que l'arbitre superviseur est quant à lui Gambien.

Joëlle M

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jeudi 31 janvier 2008

CAN 2008 : Pharaons et Lions obtiennent leurs tickets pour les quarts de finale

La troisième et dernière journée de la poule C a enregistré les rencontres Egypte-Zambie au stade Baba Yara Stadium de Kumasi et Cameroun Soudan à Tamale. L`Egypte qui a effectué un parcours sans faute et le Cameroun avec une défaite et deux victoires ont obtenu leur ticket pour les quarts de finale. L`Egypte a enregistré un nul face à la Zambie (1-1), tandis que le Cameroun a inscrit (3-0) face au Soudan. Les Pharaons d`Egypte, candidats à leur propre succession, ont entamé la rencontre en affichant leur réelle volonté de battre leurs adversaires les Chipolopolo de Zambie. Même son de cloche chez les Lions indomptables du Cameroun décidés à franchir cette dernière étape pour atteindre les quarts de finale. Du côté des Egyptiens, la volonté s`est concrétisée par un but de Zaky à la 15èmn. Réaction zambienne par Katongo qui multiplie les offensives mais sans grand succès. Au stade de Tamale, les Lions indomptables du Cameroun ont dominé en partie cette rencontre. A la faveur d`un penalty, Samuel Eto`o Fils ouvre le score pour son équipe à la 26è mn. 6 mn plus tard, un tir puissant d`Epalle rebondit sur le dos du Soudanais Ali Khider qui marque contre son camp offrant un second but aux Camerounais. Le Cameroun mène donc le Soudan 2-0 à la mi temps tandis que l`Egypte et la Zambie rejoignent les vestiaires sur le score de 1-0 pour les Pharaons. A la reprise, les deux équipes menées tentent de relever la tête mais face à des adversaires coriaces comme l`Egypte et le Cameroun, leurs actions restent inefficaces. Les minutes s`écoulent sans que ni les Faucons du désert soudanais ni les Chipolopolo zambiens ne trouvent les chemins des filets adverses. Mais Katongo, à l`affût, égalise pour son pays à la 89èmn portant le score à 1-1 face à l`Egypte tandis que le Cameroun enregistre son troisième but sur une frappe d`Eto`o. Et c`est sur ces scores que les quatre formations se séparent. L`Egypte et le Cameroun se retrouvent en quarts de finale tandis que la Zambie et le Soudan sont éliminés.

Joëlle M

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vendredi 1 juin 2007

Côte d'Ivoire - Madagascar - Interview de Dagobert Banzio, ministre des sports

D'abord, il faudrait que le match se déroule dans de bonnes conditions. Puis il y a l'objectif qui n'est pas implicite, mais explicite et qui a été accepté par nos adversaires, que j'allais plutôt traiter de partenaires, les Malgaches. L'objectif, c'est que ça contribue à réunifier la Côte d'Ivoire et à renforcer le processus de réconciliation entre les Ivoiriens. Quand on a vécu deux évènements, le premier étant le match de gala qui s'est déroulé à Bouaké, c'est avec beaucoup d'émotions que j'ai accompagné le premier ministre et le ministre d'Etat d'alors, Guillaume Soro faire le tour d'honneur et saluer la population qui a accueilli avec beaucoup d'enthousiasme et de joie, cette action. Et puis, il y a eu l'arrivée de Didier Drogba, le ballon d'or à Bouaké, qui a été un moment très fort. Et aujourd'hui, un match international à Bouaké, c'est la Côte d'Ivoire qui renoue avec elle-même, avec la participation de tous, la présence de la communauté internationale et surtout la présence de l'équipe nationale qui a fait vibrer tous les Ivoiriens et qui a été l'élément qui cimentait les relations entre les populations de par leur performance dans cette crise.
Ce que je demande à la population de Bouaké, c'est une grande mobilisation aussi bien dans la ville que dans le stade. Il y aura certainement 26.000 personnes au stade. C'est un temps fort pour la Côte d'Ivoire, un temps de réconciliation et nous demandons à chacun d'y contribuer. Je demande aux Forces nouvelles et impartiales qui nous ont aidé pour la reconstruction du stade de Bouaké de rester vigilantes et de garantir la sécurité de tous. Il est vrai que nous sommes heureux de la fraternité de nos frères malgaches, mais c'est quand même un match de football et il faut un vainqueur, et notre souhait, c'est que nous puissions gagner ce match pour que nous soyons définitivement qualifiés pour la CAN 2008 au Ghana”.

Propos recueillis par Joëlle M

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